J'adore expérimenter les techniques décoratives ou manuelles, et la pâte polymère s'est révélée être un monde créatif infini.
Tout d'abord, on travaille la pâte avec les doigts (je dois dire que l'odeur et la texture sont moins agréables que celle de la terre !) pour la ramollir et on peut mélanger les couleurs entre elles pour multiplier les nuances. Il n'est donc pas utile d'avoir plus de 4 ou 5 couleurs pour un premier essai, même si la gamme de couleurs est très intéressante, allant du fluo à l'imitation de la pierre.
Le matériel de base se compose d'un cutter, d'un petit rouleau en bois, de quelques emporte-pièces, d'une règle en métal et de diverses pointes (aiguilles, cure-dents),Il faut aussi un carreau de céramique pour faire cuire votre pâte (130° pendant 1/2 heure dans le four ). Les outils de modelage vous seront utiles (ébauchoirs).Si vous prenez goût à la chose, vous vous procurerez une machine à pâte qui permet de réaliser de fines feuilles de pâte et faire des dégradés.
On peut la traiter comme une pâte à modeler et créer de petits objets ou des personnages avec l'avantage de pouvoir faire de petits détails.
Mais j'avais envie d'essayer la technique du millefiori, inspiré des fameuses perles de Venise.
Il s'agit de fabriquer des sortes de boudins de pâte (appelés canes) dont la tranche coupée en morceaux au cutter va révéler le motif. Ce processus a un côté magique qui m'a enchanté
Il existe d'autres techniques plus élaborées comme les dégradés ou le mokume gane, d'origine japonaise.
Je vais m'empresser de les essayer !
Pour plus de détails, vous pouvez vous reporter à ce livre qui m'a donné envie de pratiquer cette activité :
« La pâte polymère » Emma Ralf, éditions LTA, 2004
Voici quelques exemples de réalisations à partir de cette technique, qui m'ont permis de décorer des cartes de vœux ou un petit pot de terre .On peut également agrandir ou réduire les tronçons obtenus puis les coller sur des boules de pâte et créer des perles uniques.

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